#nobra, no chocolat ! Ma journée sans soutien-gorge

Fille qui danse librement dans la rue

Ce qui est chouette quand on se met à écrire son blog, c’est qu’on découvre aussi l’univers d’autres blogueuses. Et c’est justement l’une d’entre elles qui m’a inspiré cet article… ou plutôt ce test : passer une journée complète sans soutien-gorge (en sortant de la maison, oui oui, Mesdames !) Mais pourquoi me direz-vous ? Je vous explique tout…

La genèse


Tout est parti de la lecture d’un article sur le blog Naturofeel où la blogueuse nous invite à réfléchir à l’intérêt et à notre envie (tout simplement) de porter un soutien-gorge au quotidien :

« J’espère que [cet article] aura le mérite de te questionner et de t’interpeller sur ce geste que tu fais tous les jours. » (celui de mettre un soutien gorge)

Ben oui, il a eu le mérite de m’interroger, cet article, effectivement ! Il faut dire que dans la salle d’attente du vétérinaire, j’avais le temps de réfléchir… Aussi joli soit mon soutien-gorge, le soir venu, je suis bien contente de m’en séparer… Que celle qui n’a jamais expérimenté l’une des options suivantes se manifeste : étiquette qui gratte, agrafe qui pique, sein qui se fait la malle, peau toute rouge effet soutien-gorge imprimé sur la peau, soutien-gorge sans bretelle qui glisse… Ben ouais, c’est pas toujours gégé le porte-nénés ! Le week-end, j’apprécie de ne pas en porter quand je reste à la maison. L’été, quand il fait chaud, je me sens bien et plus à l’aise quand je n’en porte pas sous ma robe pour rester à la maison ou lézarder dans le jardin. Pourtant, il ne m’est jamais venu à l’idée de quitter la maison sans soutien-gorge. Mais pourquoi au juste ? J’ai identifié plusieurs raisons :

  • Je crois que je me suis toujours dit inconsciemment que ça ne se faisait pas tout simplement. Genre comme si ça faisait de moi une fille aux mœurs légères (ouais je sais, je parle trop bien)
  • En découle forcément la peur que ça se remarque : « Cachez-moi ces tétons que je ne saurais voir » (Ben oui, si ça se voit, on va dire quoi de moi ?), donc la peur du regard des autres
  • J’assume pas très bien la forme de ma poitrine sans soutien-gorge (Niveau estime de soi, encore des progrès à faire…)

Comme vous le savez, je prône pour l’acceptation de soi et le fuck du regard des autres, alors je me suis dit « et si je tentais l’expérience ? »… Parce qu’après tout, mes seins sans soutien-gorge, ben ils ont juste la forme de seins tout ce qu’il y a de plus basiques, que vu la taille de ma poitrine, je ne suis pas sûre que ça se voit des masses (vive les petits seins) et que surtout ça ne fera pas de moi une fille facile. C’est décidé je me lance, je fais le test le temps d’une journée classique !


Ma journée-test sans soutien-gorge


Facile à dire mais finalement mais pas si facile à mettre en place. Il a fallu plusieurs matins avant que je n’ose franchir le cap. Puis un matin, à la sortie de la douche, je réalise que mon fils de deux ans a fini la nuit dans mon lit (enfant malade tout ça tout ça…), que j’ai tout sous la main pour m’habiller sans remonter dans la chambre et risquer de le réveiller sauf… un soutien-gorge ! J’y ai vu là un signe du destin, oui rien que ça ! J’ai quand même fait plus d’un aller-retour devant le miroir avant de prendre ma décision finale « ça se voit, ça se voit pas ? ».


Mais pour une journée, je peux le faire ! Allez hop, je suis dans la voiture direction le travail, il est trop tard pour reculer ! J’ai décidé de tenir un petit carnet de bord de cette journée « hors de mon commun » pour vous faire part de mes impressions au fur et à mesure de la journée.

7h50 : Je quitte la maison… Bon tant que je suis toute seule, pas de stress…

8h15 : J’arrive au travail. J’espère juste que personne ne s’en rendra compte… ou que je ne lirai pas dans le regard de qui que ce soit que ça se voit… Il n’y a pas grand monde encore et je vais saluer les quelques personnes présentes en gardant mon manteau. A moins qu’ils soient des super héros avec une vision infra-transperçante qui voient à travers les vêtements, peu de chance de me faire griller. Je m’installe dans mon bureau et me mets à travailler.

11h : Purée j’ai une réunion quotidienne 3 étages plus bas et je suis à la bourre. Je quitte mon bureau précipitamment et d’une foulée bien décidée. J’ai totalement oublié que je n’avais pas de soutien-gorge… jusqu’à mon arrivée dans l’escalier. Ah oui, ça secoue un peu. Sensations, hihi ! Quand j’arrive à ma réunion qui ne dure que quelques minutes et qui se fait debout, je ne suis pas très à l’aise… En tout cas psychologiquement… Je croise les bras, je décroise… Petite montée de stress.

11h15 : Je remonte vers mon bureau. Bon personne n’a eu l’air de porter attention à mes boobs, tout va bien.

11h30 : Une collègue me demande de l’aide pour faire fonctionner une télé fixée à une rampe d’escalier entre deux étages. Je suis sur le palier derrière la télé et je m’accroupis puis me penche fortement pour trouver le bouton pour éteindre et rallumer la télé. D’un coup, je réalise que mon chemisier baille et je plaque ma main sur ma poitrine en devenant toute rouge. « Ben qu’est-ce qui t’arrive ? ». Je me mets à rire nerveusement et comme c’est une collègue avec qui je m’entends plus que bien, je lui réponds : « J’ai pas de soutif ! ». Fou rire général derrière la télé. « Ah ouais, c’est open bar quoi ! ». Passé le fou rire, je lui explique les raisons du pourquoi du comment. Après tout, il s’agit d’une « expérience scientifique de la plus haute importance pour mon blog ». Elle ne semble pas choquée. Retour au bureau.

12h30 : Mon moment préféré dans la journée de travail : le déjeuner ! Je descends à la cafétéria relax sans trop me poser de questions. On aborde le sujet rapidement avec la collègue de la télé et une autre collègue. Je me sens à l’aise avec ma démarche et elles sont aussi ouvertes sur le sujet même si je sens qu’elles n’auraient pas osé venir au travail tétons tous nus !

Après ça, je n’y pense plus vraiment… Jusqu’au soir.

18 heures : Arrivée chez Décathlon avec mon chéri et Petit Bouchon. J’en profite pour essayer un legging et un t-shirt pour aller courir (Les beaux jours sont là, retenterai-je les 10 kilomètres cette année ?). Ah ben là, pas de doute, avec ce t-shirt, ça se voit carrément… Est-ce que j’oserai assumer au quotidien ? Je ne crois pas… Le signal complexe vient de résonner dans ma tête… Parce qu’une poitrine sans soutien-gorge, ça ne ressemble pas à la vision idéale qu’on s’en fait, surtout pas après une grossesse. Je perds de mon enthousiasme mais pas grave, je remets mon manteau, ni vu ni connu.

19 heures : Arrivée au resto avec mes hommes. Je ne dis rien à mon Chéri, je l’interrogerai plus tard. Depuis la cabine d’essayage de chez Décathlon, je ne me sens pas hyper à l’aise… Le dîner se passe puis on rentre à la maison.

22 heures : L’heure de troquer ma tenue de jour contre ma tenue de nuit et l’heure d’un premier bilan. Je me dis quand même que d’un point de vue strictement physique, cette journée-test était bien agréable.


Et chéri, il en pense quoi ?


Joey choqué dans la série Friends

Bon, je vous vois venir… « Oui, les hommes n’ont pas leur mot à dire, mon corps m’appartient, je fais ce que je veux ! » Ok ! Mais moi j’étais quand même curieuse de savoir ce que mon homme en pensait et comment cette expérience pouvait être perçue par la gente masculine. J’avoue que j’avais quand même une petite appréhension même si je connais son ouverture d’esprit.

« J’ai un truc à te dire mais je sais pas trop comment te le dire et comment tu vas le prendre… » L’art de faire flipper pour rien… « L’autre jour, j’ai voulu faire un test pour un article pour mon blog… (Autrement dit « C’était pour la science mon Chéri, je te jure ! »)… et j’ai passé toute une journée sans soutif ». « Genre tu es allée travailler sans soutif ? », « oui. ».

Au final, mon chéri a trouvé ça « plutôt amusant » pour reprendre ses termes. En creusant un peu plus, cela ne l’a pas gêné ou choqué outre mesure parce que lui-même ne l’avait pas remarqué donc il est parti du principe que personne ne l’avait remarqué. Il avoue quand même que s’il l’avait remarqué sur une collègue ou quelqu’un d’autre par exemple, ça l’aurait quand même interpellé. A la question « tu trouves que ça fait fille facile ? », il répond non sans hésiter mais précise quand même que cela peut envoyer un message ambigu ou selon le contexte que ça peut faire « babacool » ! Il m’invite ensuite à prendre le problème dans l’autre sens :  » Et toi, comment tu réagirais si j’allais au boulot sans caleçon ? ». Hihi, j’avoue que ça m’a fait rire.

Je lui ai ensuite expliqué ma démarche plus clairement pour qu’il comprenne que l’objectif était avant tout la recherche de confort, sans message caché. Il a bien sûr compris mais a fini par dire que « pour les mecs qui ne connaissent pas ces problèmes [d’inconfort], ce n’est pas une évidence »…

Pas de doute, du côté des hommes, les seins sont très « sexualisés »… La preuve en est, il a fait le parallèle entre mon soutif et son caleçon… alors que rien à voir !


La morale de l’histoire


Cette expérience m’a mise face à mes paradoxes. Si je n’écoutais que mon bien-être et mes sensations physiques, je n’hésiterai pas une seconde et dirai bye bye à mon soutien-gorge. Mais hélas, je crois que j’ai bien trop peur du regard des autres et surtout que j’ai encore trop de mal à assumer la forme naturelle de ma poitrine pour prendre une telle décision. Et puis je ne voudrais pas avoir l’air d’envoyer un message ambigu aux hommes… Je dois dire que ça m’énerve un peu de réfléchir comme ça ! J’aimerais passer au-delà de tout ça. Alors j’ai fait un compromis (avec moi-même, on est plusieurs dans ma tête) et décidé de retenter l’expérience régulièrement pour me sentir de plus en plus à l’aise.

Contre ce qui est de la lutte contre les complexes (mon cheval de bataille !), je vous invite aussi à checker le hashtag #nobra sur Instagram. Perso, ça m’a fait réaliser que ma poitrine était en fait tout à fait normale et que c’est l’idée que je me faisais d’une poitrine qui était fausse.

En plus, contre toute idée reçue, parait-il que moins on soutient sa poitrine au quotidien et plus on lui apprend à se soutenir toute seule et donc qu’on gagne en maintien. Ça vaut le coup d’essayer !


Et vous, qu’en pensez-vous ? Portez-vous un soutien-gorge au quotidien ou avez-vous déjà adhérer au « no-bra » ? Souhaiteriez-vous vous en passer ? Quelles sont vos peurs ? Faites-moi part de votre expérience et de votre avis !

11 commentaires sur “#nobra, no chocolat ! Ma journée sans soutien-gorge

  1. Article très intéressant !

    J’ai toujours aimé ne pas porter de soutif, le week end, sous une robe dos nu à condition que devant ça ne soit pas une évidence, donc pas si elle est moulante, etc. Jamais il me serait venu à l’idee d’aller à la fac sans soutif, par exemple… jusqu’à ce que, enceinte d’environ 6 mois, j’avais acheté quelques soutifs deux semaines plus tôt qui me serraient déjà, et je ne voulais pas me ruiner en nouveau soutifs tous les 15 jours … à ce moment là je ne mettais déjà des soutifs plus qu’à la fac… pour le reste, les courses (en hiver avec la doudoune c’est pas un soucis), les amis proches qui passent à la maison, les RDV à la mat’ où de toute façon on peut s’assoir sur notre pudeur quand on est examinées, pieds dans les étriers, je n’en mettais plus. En cas de visite, j’en informais directement mes amis qui passaient ou me proposaient de faire un saut chez eux « bon par contre j’ai pas de soutif hein ! » comme ça ils le savaient et il n’y avait pas de malaise ou de complexe de mon côté.

    J’ai fini par lâcher mes soutifs à la fac aussi pour la fin de ma grossesse, selon les vêtements que je porte, je ne veux évidemment pas que ça se voit de trop. Je n’adopterais pas l’habitude comme un mode de vie par la suite, mais pour l’instant, porter des soutifs est plus désagréable qu’autre chose et je pense à mon confort avant de penser au regard des autres. Je profite de mon dernier mois à pouvoir sortir ma phrase défensive préférée : « j’ai le droit, je suis enceinte ! » 😛

    1. Voilà un chouette commentaire qui m’a fait rire ! Tu as raison, c’est le moment ou jamais !
      Tes mots m’ont rappelé quelques souvenirs de grossesse que j’avais presque oubliés, notamment ce moment où le soir tu enlèves ton soutif et où ça te lance tellement que tu te dandines en poussant des petits cris pour l’enlever comme si l’opération était aussi risquée que de démouler un cake trop chaud ! Il y a peu de temps, j’ai aussi fait du tri dans mes vêtements de grossesse pour en prêter à une amie et je suis retombée sur les soutien-gorge que je portais pendant ma grossesse. Ils étaient tellement énormes qu’ils auraient pu servir de tentes à un camp de scoots !
      Tu as raison d’assumer si tu te sens mieux comme ça. « Je pense à mon confort avant de penser au regard des autres » -> Bravo, tu es un bel exemple !
      Profite bien de la fin de ta grossesse et tout plein de bonnes choses pour l’arrivée de ton bébé ! 🙂

  2. Fait aujourd’hui ! Je le fais très souvent ayant une petite poitrine je n’ai pas forcément besoin d’en porter au quotidien et il y a des vêtements où ce n’est pas joli de le voir apparaître (dos nu, débardeur etc) du coup j’ai pris l’habitude de ne plus en mettre surtout en été ! et bien que comme toi je les trouve magnifique, et que je trouve que c’est plus joli d’en porter, ça fait quand même du bien de s’en débarrasser de temps en temps !

  3. En te lisant, je me suis rendu compte que cela fait désormais plus de trois ans que je vis sans soutif… aucun regard, rien, personne ne s’en rend compte – à part l’été peut-être, mais vu que je ne mettais que des soutiens-gorges non rembourrés, les tétons se voyaient quand même.
    Eh bien depuis ce dernier jour sans soutif d’il y a plusieurs années… plus de mal de dos, plus de regard fâché de mon dermato à cause du grain de beauté pile sous l’armature, plus de peau cisaillée l’été, des muscles beaucoup plus fermes (ton passage dans l’escalier m’a fait sourire, moi et mes pas-si-petits seins on n’y pense même plus, je peux courir sans soutif alors qu’avant, même pas la peine de marcher vite !!), plus de complexes, plus de chiantitude après le sport (la sueur, tout ça…) pour remettre ledit truc, GROSSES économies par rapport à la belle lingerie que j’achetais avant… aujourd’hui je compte les jours « avec » sur les doigts des deux mains, pour toute l’année, et même pour le sport je ne porte plus de brassière – les muscles ont pris le relais.
    Alors attention, loin de moi l’idée de prôner le « sans soutif ». Tes raisons pour continuer d’en porter sont tout à fait légitimes : elles sont les tiennes et ne concernent que toi… 🙂 Je trouvais ça intéressant de te faire un mini-journal de bord sur trois ans, tout comme j’ai trouvé ça très rigolo de me retrouver dans ta première journée, pour le côté purement physiologique !!

    1. Ravie d’avoir le témoignage de quelqu’un qui a franchi le cap et depuis un moment maintenant ! Mes raisons ne sont pas tout à fait « légitimes » en fait parce que je me suis rendu compte que ce sont surtout le regard des autres et mes complexes qui me freinaient alors quand je lis ton commentaire, ça me motive à m’y mettre et pour de bonnes raisons… mon bien-être ! Merci encore !

  4. Ça m’arrive de ne pas en mettre au boulot surtout quand je porte un sweat pour éviter les regards des collègues et ça fait du bien à mes seins mais je le fais en gros une fois par mois

  5. Le « je me suis dis que ça ne se faisait pas » est très typique de ce qui ressort des articles de sciences humaines que j’ai lus pour préparer mon dernier article. C’est une sorte de « règle de la société » qui voudrait qu’être trop dévêtues tente les hommes alors que les femmes sont censées être garantes de la morale. Et la préoccupation que ça ne se voit pas est reliée à ça aussi : pas d’accusation d’immoralité si tout le monde pense que le soutien-gorge est porté. Pour ma part, je pense effectivement qu’au début c’est pas mal de commencer en hiver sous des gros pull pour se sentir plus à l’aise vu que déjà, comme les seins ne tiennent pas, ils sautent beaucoup, ça peut se sentir et on peut ne pas être super à l’aise, alors que le but justement c’est de se sentir bien donc c’est pas mal de mettre au moins de côté le regard des autres. Mais maintenant je n’en porte jamais (une brassière sous les hauts blancs ou trop échancrés), y compris sous des débardeurs.

    Par contre il n’y a pas de « message ambigu » enfin… je le comprends d’un point de vue… comment dire… je comprends le pourquoi du comment de la remarque (comme avec le parallèle avec le caleçon) mais ça revient à dire que si on se prend un mec lourdingue qui nous lâche pas la grappe (ou pire, qu’on est victime de viol) ça sera de notre faute parce qu’on n’avait pas de soutif… c’est ridicule. Et dangereux. Ceci dit ça rejoint les questions de gardiennes de la moralité que sont censées être les femmes.

    Mais je pense que personne ne peut te reprocher de te fixer sur le regard des autres. Après tout, le nobra c’est pour le corps mais c’est aussi pour être plus à l’aise dans sa tête, donc si ça ne te fait pas cet effet-là, ça ne sert à rien de se forcer. Après, tu peux peut-être essayer, plutôt que d’y aller du jour au lendemain, d’y aller en douceur, par exemple en commençant à porter des brassières au lieu des soutien-gorges ?

    1. Tes remarques sont très intéressantes et riches en enseignements.
      Je suis totalement d’accord avec toi à propos du message ambigu et je trouve ça affolant que des hommes puissent interpréter la démarche comme un signal alors qu’il s’agit de pur confort. Le chemin est encore long… Mais là encore il nous revient d’assumer nos choix pour ouvrir les esprits ! C’est aussi ma démarche en écrivant ici : parler et échanger avec d’autres pour réussir à mieux assumer mes propres choix.
      Je retiens le conseil de l’hiver et des brassières. Suite au prochain épisode !
      Merci encore !

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