Perdue de recherche

Voilà bien longtemps que je n’ai pas écrit ici… Un an et demi pour être exacte. Ceux qui ont l’immeeeense privilège de me connaître en chair et en os m’ont interpellée à ce sujet. “Et ben alors, tu n’écris plus ?”, “C’est fini ton blog ?”. Non, ce n’est pas fini… Mais un peu à la manière de Ross et Rachel dans Friends, nous étions en pause : “We were on a break !”. Le pourquoi du comment, je vous en dis plus…

Revenons à la genèse de Fête la différence 

Quand j’ai créé le blog en décembre 2018, mon but premier était avant tout l’écriture, sans doute un peu thérapeutique. Aider les autres à se sentir mieux pour me sentir mieux moi-même ! Et surtout avoir une activité rien qu’à moi, une activité qui me fasse plaisir, me sorte de mon quotidien de working mum et me permette d’échanger avec d’autres femmes. Je ne me suis jamais lancée dans ce projet avec l’objectif de conquérir la toile (ouh la un peu ringos comme expression) et d’être citée comme une référence du #bodypositive même si bien sûr, j’aimerais que mes mots soient plus largement diffusés car c’est un sujet qui me tient réellement à cœur. Mais tel le petit colibri qui essaie d’éteindre le grand feu de la forêt, je fais ma part… et c’est déjà pas mal, nan ?

Le projet de Fête la Différence est resté longtemps au stade de projet justement, car je suis du genre perfectionniste, et en plus alimentée au diesel (comprendre que j’ai un temps de chauffe avant de pouvoir rouler un peu plus vite). Du coup, je réfléchis, je réfléchis beaucoup (trop ?). Je réfléchissais donc beaucoup à la méthode idéale pour lancer le projet : design top moumoute, catégories d’articles définies bien à l’avance, planning de publication sur le blog, sur les réseaux sociaux… Sans en être vraiment consciente, je commençais à m’imposer beaucoup de contraintes alors que le but premier était pourtant censé être le plaisir uniquement. 2 articles sur le blog par semaine tu publieras, 1 post par jour sur Facebook et Instagram tu devras impérativement faire… En vrai, toutes ces contraintes me bloquaient ou me servaient d’excuses pour ne pas me lancer, et surtout étaient incompatibles avec ma vie. Puis, un jour, pendant une formation dans le cadre de mon travail, je me retrouve à parler de ce projet avec la formatrice et elle me demande “Mais qu’est-ce que tu attends ?” et spontanément je lui réponds que le blog et quelques articles sont prêts mais que je n’ai pas tout à fait fini. Et au final, je me rends compte (et je le lui dis d’ailleurs) que je n’ai tout simplement pas encore réussi à appuyer sur le bouton “oser” parce que tout n’est pas parfait, que je ne suis pas prête. Et là, c’est le déclic ! Si j’attends que tout soit parfait, je ne le ferai jamais ! Et en plus, je ne peux pas me permettre de dire aux autres d’oser si moi, je ne suis pas capable de le faire. Alors, le soir même, c’est décidé, je mets en ligne le blog tout en me faisant la promesse de ne pas me mettre la pression, d’écrire quand j’en aurai l’envie et surtout l’inspiration, de ne pas perdre de vue mon objectif, me faire plaisir avant tout ! Et ça marche ! Les semaines et les mois passent, et j’écris à mon rythme, parfois plusieurs articles en une seule semaine et parfois rien pendant plusieurs semaines. En bref, je me lâche la grappe ! Bon parfois, avec un peu de culpabilité et d’auto-bashing mais je me raisonne. Et une quinzaine d’articles voient le jour sur le blog.

Oui mais après ?

Et bien après… Petite traversée du désert côté écriture, on va pas se le cacher ! Une opportunité professionnelle se présente et je la saisis. Je m’investis professionnellement, me nourrissant de nouvelles connaissances à 1 000 à l’heure et me fixant de nouveaux challenges. Par la même occasion se fait un cheminement personnel. Moi qui n’avais jamais connu l’épanouissement au travail, je prends conscience de beaucoup de choses dans mon fonctionnement et je fais un travail sur moi-même. C’est à moi de donner un sens à mon quotidien au travail et c’est à moi d’offrir la meilleure version de moi-même. La clé, je la trouve : le sentiment d’appartenance à une équipe. Je compte sur les autres et ils comptent sur moi. Plutôt d’une nature solitaire, je ne pensais pas trouver l’épanouissement au sein d’une équipe. Quelle erreur ! J’ai besoin de faire partie de cette équipe à 100% mais pour cela, il faut que je fasse tomber quelques barrières. Commence alors un travail personnel pour oser être moi-même au travail. Au-revoir le personnage lisse, sérieux et prudent, je m’autorise à dire non, à dire que je ne suis pas d’accord, j’ose présenter mes idées, prendre des risques, je fais des erreurs, mes erreurs, celles qui me permettent d’apprendre et d’avancer, je fais de l’humour (parfois déplacé, mais n’est-ce pas ma signature ?). Le chemin est encore long car ce sont des années de fonctionnement à déconstruire et des réflexes à combattre mais plus question de revenir en arrière. Ce travail professionnel et personnel, allié à mon rôle de maman d’un enfant en pleine crise du terrible two (OMG), me prend toute mon énergie, mais j’aime ça (enfin les terrible two, bof quand même). J’ai ressenti le besoin de m’investir à fond dans ce projet et ai un peu délaissé le blog. J’avais beau y penser, je ne trouvais ni le temps, ni l’énergie de m’y remettre. Je n’avais tout simplement pas la place disponible dans mon cerveau pour continuer. Alors j’ai laissé le temps passer et me suis dit que le moment viendrait de reprendre ma plume, plus tard, naturellement, et si j’en avais toujours l’envie.

Et je ne me suis pas trompée, l’envie et l’inspiration me sont revenues naturellement… en même temps que ma deuxième grossesse ! J’avais trouvé mon rythme au travail et je me voyais déjà en train de mettre à profit mon congé maternité pour écrire de nouveau avec des idées plein la tête.

Et bim ! Le confinement !

Mamma Mia il faudra qu’on en reparle de ce confinement ! Notre quotidien est bouleversé et surtout on n’a plus de répit… Nous travaillons à la maison tout en gardant notre fils de 3 ans. Sauf que le télétravail n’a jamais été un mode de garde ! Cette période est difficile pour notre fils et donc pour nous. Quand arrive mon congé maternité, je me consacre entièrement à mon fils qui l’avait clairement bien mérité et surtout réclamé à cor et à cri (beaucoup de cris même), et essaie de vivre le plus sereinement possible la fin de ma grossesse. Le peu de temps libre qu’il me reste, je le mets à profit pour me reposer. Je dois rendre les armes, même si j’en ai très envie, je ne trouverai jamais le temps et les ressources physiques et psychiques d’écrire dans ce contexte. Je le vis comme une frustration mais mon fils est ma priorité absolue ! Et je me dis de nouveau que le temps viendra…

Et bim (le retour) ! Un bébé !

Mon bonheur, mon rayon de soleil dans cette année 2020 qui a été si difficile pour d’autres. Le troisième homme de ma vie débarque et je déborde d’amour pour ce tout petit être que je pourrai rester regarder des heures entières. Je me consacre à mon petit bonhomme avec le plus grand plaisir. Pendant quelques mois, je ne suis qu’une maman mais n’y vois pas vraiment d’inconvénients. Cette période est si belle (malgré les difficultés du si joyeux post-partum) mais passe si vite, j’en profite au maximum.

Back in the game ! (ça claque comme sous-titre nan ?)

Mais ça y est, je suis là, prête à écrire un nouveau chapitre de Fête la Différence, avec quelques nouvelles idées à tester et à oser, de nouveaux sujets à aborder. Rien à voir avec de bonnes résolutions de début d’année mais bien l’envie de vous retrouver (j’espère que vous aussi).

La morale de l’histoire

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous raconte tout cela ? Et bien tout d’abord parce que vous avez été plusieurs à me poser la question et que je vous devais bien quelques explications !

Et aussi simplement pour dire encore une fois que je ne suis pas parfaite mais que je l’assume ! J’aurais aimé ne pas “abandonner” le blog si longtemps mais je suis contente d’avoir su lâcher prise et de ne pas m’être mis la pression inutilement pour écrire à tout prix. Je ne me sentais tout simplement pas capable de tout mener de front. On ne le dira jamais assez mais nous ne sommes pas des super women, ou si au contraire nous le sommes, car être à la fois une femme, une maman, une working girl, une bonne amie, bref endosser tous les rôles au quotidien, ce n’est pas une mince affaire. Oui, il y a eu des moments de frustration mais je me suis écoutée et j’ai attendu d’être prête (et d’avoir les neurones à peu près en place aussi), d’avoir le temps de me consacrer au blog comme je le souhaitais. J’ai fait taire les voix en moi qui me disaient “Tu es nulle, tu commences un truc et tu ne le mènes pas jusqu’au bout”. Ce n’est pas grave. La vie se vit aussi au jour le jour et chaque jour, je me suis consacrée à ce qui me semblait être prioritaire pour moi. Et aujourd’hui, je savoure d’autant plus ma joie de reprendre ma plume.

Et non, ceci n’est pas une bonne résolution de début d’année ! (Vous remarquerez que j’ai attendu le 1er février pour publier) Les résolutions sont souvent dures à tenir et sources de stress et de culpabilité. Et vous l’aurez compris, ce n’est pas le but ! 😉

Et vous, quand est-ce que vous vous êtes lâché la grappe pour la dernière fois ?

1 commentaire sur “Perdue de recherche

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